Le blog de Didier Gosuin

21 octobre

Rentrée parlementaire bruxelloise

Enfin! Enfin, le Parlement bruxellois a fait, aujourd'hui, sa rentrée officielle. L'occasion pour moi de faire une analyse critique de la déclaration de politique générale du Gouvernement Olivier (cliquer sur l'annexe).

13 juillet

Durable

Durable: voilà visiblement le mot-clé des déclarations gouvernementales...

"Rien n'est plus durable qu'un programme gouvernemental temporaire". Une déclaration de Javaux? Di Rupo? Milquet?... Et bien non, c'est l'économiste américain aux théories ultralibérales contestées Milton Friedman qui est l'auteur de cette déclaration...

Comme quoi, l'impact des mots peut toujours être relativisé...

11 mai

Pas d'apartheid à Bruxelles !

En 2008, j'ai publié une Carte blanche dans le Soir intitulée Bruxelles: un risque d'apartheid? Objectif: dénoncer les risques de voir s'instaurer, à Bruxelles, des mécanismes créant des sous-nationalités (cliquer sur l'annexe). Je disais en substance ceci: transférer certaines compétences aux Communautés consiste, à Bruxelles, à créer des droits différents sur un même territoire. Je donnais l'exemple des allocations familiales où, sur le même palier d'immeuble, une famille de même statut recevrait mensuellement d'avantage d'allocations qu'une autre en fonction de son appartenance linguistique. Le cd&V, en proposant ce week-end de transférer aux Communautés la compétence des allocations familiales, veut créer à Bruxelles la sous-nationalité. Exactement comme la N-VA qui, fin avril, prône l'instauration d'un recensement linguistique à Bruxelles pour que la Flandre puisse donner davantage de droits aux Bruxellois néerlandophones. Ces propositions sont honteuses. Et personne dans la classe politique ne semble s'indigner alors qu'on veut introduire des mécanisme d'apartheid à Bruxelles. Un cancer pour notre Région. Même la presse ne prend pas la peine de condamner cette dérive...  

20 avril

Des vacances... en campagne !

L'actualité, selon un principe que je déplore, se nourrit de polémiques. Certaines sont justifiées et méritent un traitement médiatique important. D'autres beaucoup moins. La trêve pascale n'a pas échappé à cette règle. Côté polémique justifiée: la mission des parlementaires wallons aux USA. Beaucoup d'hypocrise dans la classe politique qui semble découvrir l'existence de ces missions qui existent dans tous les parlements depuis des dizaines d'années. D'accord, cette mission wallonne semblait particulièrement déplacée si j'en crois ce que j'ai entendu dans les médias. En tout cas, je crois que je suis le seul Vice-Président d'un Parlement à ne jamais avoir participé à une seule mission parlementaire. Je n'en vois pas l'utilité. Que les Ministres président des missions, c'est normal. Que des Parlements soient en contact avec le monde extérieur et voyagent de temps en temps, pourquoi pas. Mais avec modération. Ce qui m'étonne? Qu'on ne s'intéresse qu'au Parlement wallon...

Autre polémique des vacances: l'organisation de mon bal le 6 juin prochain. Cela fait 13 ans que le bal du bourgmestre s'organise systématiquemnt après le week-end de pentecôte (soit à plus de 5 mois des élections communales qui se déroulent toujours en octobre). Le cdH proteste parce que des affiches annoncent ce bal? Organiser un bal, conformément à ce qui est permis par la loi, et ne pas l'annoncer pour inviter la population serait pour le moins curieux... Ce qui me fait sourire, c'est que comme chaque année, l'élu cdH Jean-Claude Vitoux qui s'indigne dans la presse sera le premier à y participer. Véronique Jamoulle, élue PS fera de même. Franchement, si mon bal les choque, je ne m'indignerai pas si, exceptionnellement, ils ne viennent pas...

26 mars

Terminal low-cost sans permis

 

A la réunion officielle du Forum de Concertation de la Région flamande entre les autorités aéroportuaires Brussels Airport, Belgocontrol, les communes et les associations de riverains, Tru Lefevere, Porte-Parole de Brussels Airport a confirmé que :

  • les travaux de construction du Terminal Low Cost de Bruxelles sont en cours;
  • le terminal sera terminé pour l'hiver 2009;
  • le nouveau terminal est en fait l'ancien terminal "satellite" des vols intercontinentaux qui a été rénové et adapté;
  • selon Brussels Airport ces travaux ne nécessitent ni permis d'environnement, ni étude d'incidences environnementale, ni demande d'autorisation particulière

En septembre 2008 (cliquez sur l'annexe pour lire le communiqué de presse) j'avais déjà dénoncé le fait qu'on effectuait des travaux sans autorisation ni permis d'environnement dans l'ancien satellite abandonné depuis 2000. Je rappelle qu'il existe un arrêt (C-2/07 point 36, 43 et 46) de la Cour Européenne de Justice du 28 février 2008 qui stipule bien que le moindre chantier aéroportuaire doit faire l'objet d'une étude d'incidence environnementale.

 

La Province de Brabant flamand m'a par ailleurs affirmé par courier que ces travaux, sans rapport avec le terminal low-cost, concernaient un bâtiment satellite destinée à des bureaux de police. 

 

Je persiste et signe donc et je reste vigilant! Il n'y a pas de place pour un aéroport low-cost à Bruxelles-National.

12 mars

Plan de relance bis anti-crise: impliquer les Communautés

Le Premier Ministre a convoqué les experts de la Banque Nationale, du Bureau du Plan, du Conseil supérieur des finances et du Conseil national de l'emploi pour élaborer un plan de relance anti-crise bis. Herman Van Rompuy semble donc penser que le plan de relance de décembre n'est pas suffisant... Pour une relance durable de l'économie belge, il est impératif d'associer les Communautés compétentes pour les politiques d'enseignement et de formation. Notre richesse, c'est notre capital humain et c'est là qu'il faut absolument investir massivement. C'est la thèse que je défends depuis longtemps et que je développe dans un ouvrage intitulé Le défi social bruxellois.

  

A l'initiative de Marc Loewenstein et de Caroline Persoons, une rencontre débat autour du défi social est organisée le 25 mars à 19h30 à la Clé de sol, 15 place Saint-Denis à 1190 Bruxelles (info@fdfforest.be)

 

5 mars

Enfin un projet de vie bruxellois?

Depuis la création de la Région bruxelloise , l’essentiel des préoccupations politiques a consisté à  changer la ville. Par respect des compétences réparties institutionnellement entre pouvoirs communautaires (la santé, la culture, l'aide aux personnes...) et régional (logement, aménagement du territoire, rénovation urbaine, mobilité, environnement…), les politiques bruxellois ont dissocié leurs actions : aux uns la ville, aux autres les personnes ! Après avoir développé souvent avec succès les politiques régionales, il convient d'axer davantage l'actionj politique autour de l'individu.  C’est la condition première d’une cohésion sociale réussie. Pour réussir un vrai projet de ville, on ne peut donc plus se satisfaire du subtil découpage des responsabilités, fruit de nos diverses tergiversations institutionnelles. Et puisqu’il existe, aujourd’hui, dans les grandes lignes, un large consensus sur les choix de politiques régionales, il est temps de travailler à la rencontre de la ville et de ses habitants pour qu’émerge enfin un projet de vie bruxellois. Plutôt que de s'occuper de Bruxelles, il faut s'occuper des Bruxellois!

2 mars

5 Ministres, aucun dialogue

Pour les 95% de demandeurs d’emplois francophones bruxellois, pas moins de cinq ministres traitent des politiques d’enseignement, de formation (au sens large), d’encadrement ou d’accompagnement des plus fragilisés socialement en quête de travail et/ou de (re)qualification :

Soit trois Bruxellois, quatre de même obédience politique (PS) et trois siégeant en permanence dans les mêmes cénacles gouvernementaux! Malgré le fouillis dans l’éclatement de compétences, comment expliquer l’absence de stratégie globale, de vision commune ou d’objectifs partagés ? Comment expliquer que la commission emploi/enseignement qui transcende sur papier les différents niveaux de pouvoir ne se réunit quasi pas ou peu.  

 

La meilleure façon de remédier à cette situation sans s’engager dans une pénible discussion institutionnelle est de réorganiser l'espace intra-francophone Wallonie-Bruxelles. Je suis un chaud partisan d'un déplacement du centre de gravité politique vers les Régions pour mettre progressivement fin à l'autonomie politique du Gouvernement de la Communauté française qui, composé des Ministres wallons et bruxellois francophones, deviendrait le lieu de solidarité infra-francophone et le relais des politiques décidées dans les Gouvernements régionaux. Régionaliser la Culture ou l’Enseignement n’est pas souhaitable. Par contre, décliner les politiques d’enseignement selon les spécificités régionales ou sous-régionales relève du bon sens. Pour rappel, les députés de la Communauté française sont élus sur base régionale ce qui démontre bien la primauté du fait régional.

1 mars

La (re)qualification : la première exigence

Le problème de Bruxelles ne se situe nullement dans la faiblesse de son moteur économique, alimenté pour l’essentiel de l’extérieur des limites régionales mais bien dans un déficit interne flagrant des qualifications offertes sur le territoire bruxellois. Seuls 25% des jeunes inscrits dans l'enseignement professionnel vont au bout de leur cycle scolaire et sortent avec un diplôme de fin d'étudesRelever le niveau de qualification de nos demandeurs d’emploi en général et de nos jeunes en particulier: voilà l'objectif de la prochaine législature! Bruxelles n'as pas besoin d'un Contrat Economie Emploi mais bien d'un contrat Emploi Formation. A l’avenir tous les moyens disponibles doivent aller prioritairement vers la formation (ou la (re)qualification) scolaire ou post-scolaire. 

 

 

14 février

PDI : vraiment utile?

Le Plan de développement international (PDI) de Bruxelles me laisse sur ma faim. Il contribue à alimenter de nouvelles inquiétudes quant au devenir urbanistique harmonieux de la Région. L'internationalisation de Bruxelles est un fait acquis. Elle est aussi une chance si elle ne contribue pas à amoindrir la qualité d’accueil de notre espace de vie en le soumettant à de nouvelles pressions spéculatives, dérégulatrices de la cohérence urbaine.

Le risque est grand de retomber dans les errements du passé lorsque la ville s’ouvrait à l’Europe… L’inquiétude est de voir les pouvoirs publics s’instituer acteurs immobiliers sous prétexte d’être propriétaires des vastes espaces, comme ceux délaissés par la SNCB, ou d’initier de grands projets immobiliers tels que:

  • centre de congrès,
  • galeries commerciales,
  • pôles tertiaires,

confondant ainsi les rôles de contrôleurs et de contrôlés. A la lecture du PDI, un autre risque est de voir la logique financière supplanter la mission de régulation et d’aménagement du territoire. A confondre les rôles, on nuit toujours à la fonction la plus faible, en l’occurrence, celle de gardien de l'intérêt général. Une autre inquiétude réside dans l'absence d'ambition du PDI au-delà des grands projets immobiliers souvents marchands.

A défaut de projets porteurs de sens, l’internationalisation de Bruxelles peut être ressentie comme une donnée exogène qui serait imposée aux habitants. Outre les aspects urbanistiques liés au développement international de la ville et dont la Région doit pouvoir maîtriser l’évolution, il importe de faire naître une dynamique culturelle, porteuse de fierté pour les habitants qui les marque dans leur vécu quotidien et qui projette utilement l'image de Bruxelles vers l'extérieur. C’est dans ce cadre qu'il faut faire émerger de grands projets culturels ou sportifs qui fédèrent dans un même élan les habitants. Parmi ces projets, on pourrait citer notamment :

  • un stade de football de 60.000 places dans la perspective du mondial de 2018;
  • un vrai projet de Musée de l'Europe
  • un centre d'interprétation de l'Art nouveau

 

 

10 février

Il divo

J'ai été voir Il Divo, excellent film de Paolo Sorrentino qui retrace le parcours étonnant et inquiétant de Giulio Andreotti inoxidable premier Ministre (7 mandats de Président du Conseil des Ministres), 21 fois Ministres. Certains de mes collègues doivent être admiratifs de cette longévité (je vous laisse le soin de constituer la liste). Pourtant, il n'y a rien à envier à ce "monstre" de la démocratie chrétienne... Sans jouer les René Zayan   je trouve que la posture de l'homme dit bien des chose sur sa personnalité...