Le blog de Didier Gosuin

9 février

Dire la vérité, connaître ses dossiers

D'abord, je voudrais rappeler que je n'ai absolument rien contre Evelyne Huytebroeck, Ministre de la Jeunesse et de l'Environnement. Bien sûr, des dossiers nous opposent et la manière dont elle a menti en commission concernant le dossier de la station d'épuration me choque. Ce week-end, sur le plateau de la RTBF, le débat de l'insécurité battait son plein. Avec un constat qui est loin d'être neuf : quatre jeunes arrêtés par la police et renvoyés devant le juge de la jeunesse ont été libérés par faute de place dans les IPPJ.  Fâchée, la Ministre de la Jeunesse a démenti ce fait en affirmant: "c'est faux, il y avait des places libres ce week-end en IPPJ".

Aujourd'hui dans la DH, la Ministre déclare : « Cela ne sert à rien de se disputer sur qui a raison quant aux places qui étaient disponibles. L’outil informatique mis en place il y a un an et permettant aux juges, d’un seul clic, de visualiser les places disponibles en IPPJ n’est effectivement pas au point. Les mises à jour ne sont pas toujours effectuées par les institutions, ce qui fait qu’il arrive que sur l’écran, des places sont disponibles alors qu’en réalité, ce n’est pas le cas et inversément. Ce système doit être amélioré ».

Stupéfiant. Pour dire la vérité, il faut connaître ses dossiers... 

26 mai

Ce que les Bruxellois doivent obtenir

Les dépenses de campagne étant, à juste titre, limitées, je joins mon tract en annexe pour celles et ceux qui voudraient savoir ce que, selon moi, les Bruxellois doivent obtenir.

13 février

Institutions rigides, complexes et en danger

Nos institutions bruxelloises sont complexes et rigides. Elles sont souvent un frein à de nouvelles politiques. Elles sont quelque fois, pour les responsables de tous bords, l’alibi facile pour écarter le problème et botter en touche. Agissant ainsi, ils se retranchent dans leurs fausses certitudes et se réfugient dans le champ strict des compétences dévolues à la Région. Enfermer la ville dans les tiroirs institutionnels risque de l’étouffer. Bruxelles n’est pas faite que de pierres, de parcs, de réseaux de communication. C’est d’abord une ville de chair et de sang, peuplée d’un million d’habitants. Et aujourd’hui, elle souffre car plus qu'ailleurs trop de gens, trop de jeunes, y vivent des situations de déshérence sans espoir de changement. 

 

La place de Bruxelles dans l’architecture institutionnelle belge future n’est hélas pas pérenne. D’aucuns rêvent d’un confédéralisme à deux qui mettrait Bruxelles sous tutelle. Le fait est que déjà aujourd’hui les relations entre communautés linguistiques sont fragilisées par l’organisation communautaire de notre société suite à la réforme institutionnelle de 1980. Accentuer le poids des Communautés par de nouveaux transferts de compétences, comme le souhaitent certains partis nationalistes, c’est compromettre le développement harmonieux et pacifié de Bruxelles car c’est faire prédominer le caractère communautaire sur le fait régional bruxellois. C’est enfin et surtout consacrer au sein d’une même Région et sur un même territoire, l’émergence de sous nationalités fondées sur l’appartenance linguistique. Stupéfiant ! Dangereux pour la pacification des esprits. Bref une menace pour la démocratie. 

12 février

mobilité ou immobilité?

Le plan régional de développement (PRD), adopté sous les précédentes législatures, prévoyait à l’horizon 2010, une diminution du trafic automobile de 20%. On est loin du compte, puisque, au contraire, le parc automobile, comme l’utilisation de l’auto en ville, n’a fait que croître (± 4%/an). Bruxelles est, aujourd’hui, au bord de l’immobilité malgré l’extension du réseau de transport en commun. La mise en fonction du RER prévue pour 2018 Bruxelles opte pour de grands travaux d’infrastructures routières afin d’inciter les navetteurs (± 370.0000 véhicules par jour) a utiliser préférentiellement le transport en commun pour rejoindre le lieu de travail. Dans cette optique, je suggère de repenser, de redessiner les entrées de ville qui furent conçues durant les années 60 comme des autoroutes de pénétration à trois, quatre ou cinq bandes de circulation. Il s’agit de les réaménager en boulevards urbains (maximum deux bandes) dans le double souci de cicatriser la ville et de limiter de 35% la capacité entrante, toujours cause de bouchons et de dégradation de nos quartiers.

2 février

Pour une politique globale du logement

Depuis 1989, j’entends parler de crise du logement. Il s’agit, en fait de l’inadéquation des revenus avec les loyers demandés et non du manque de biens disponibles. Depuis lors, l’ambition régionale constante est d’augmenter le parc de logements publicss (habitations sociales, régies foncières locales…) et de contrôler ou  permettre l’accès aux logements via divers dispositifs comme ceux relatifs aux immobilières sociales locales. Le Plan logement, adopté sous la troisième législature, mis en œuvre actuellement, s’inspire de cette politique sociale d’accès. Il faut la poursuivre sans désemparer mais avec l’ambition de l’élargir en agissant désormais sur l’ensemble des paramètres sociaux, immobiliers et fiscaux :

 

    • Agir sur le marché immobilier en soutenant une offre de nouveaux logements ;
    • Agir via la politique fiscale pour encourager la propriété ;
    • Agir sur tous les mécanismes qui favorisent l’acquisitif immobilier social ;
    • Agir sur tous les dispositifs de lutte contre l’inoccupation, l’insalubrité ou les marchands de sommeil ;
    • Agir, enfin, sur l’objectivation des loyers au regard des investissements consentis et des services offerts.