Le blog de Didier Gosuin

1 septembre

Ouvrons les yeux

Damien Thiéry, bourgmestre non-nommé de Linkebeek et néo député fédéral MR-FDF publie aujourd'hui dans la Libre une tribune pleine de bon sens. C'est un peu long, mais l'exercice de lecture vaut assurément la peine! Pour une lecture rapide, lisez les passages que j'ai souligné en gras.
 
 
Ouvrons les yeux!
 
Accepter ce qu’il se passe maintenant, c’est accepter de prendre des coups de bâton sans mot dire, sous prétexte qu’il vaut mieux se faire battre par son mari plutôt que d’envisager un divorce à l’amiable.

Pouvons-nous décemment, en tant que responsables politiques vivant dans une région ou le gouvernement en place bafoue régulièrement la démocratie et le droit des gens, accepter que, comme en 1963, le gouvernement fédéral impose aux habitants des communes de la périphérie, sans les consulter, une solution "négociée" dans le cadre de la réforme de l’Etat qui ne leur convient pas ?

Oser dire que nous nous dirigeons vers un chaos institutionnel si on ne trouve pas à tout prix un accord dans les plus brefs délais est erroné. Mais cette formule est porteuse médiatiquement, et politiquement, bien sûr. Souvenons-nous de la formule magique d’Elio Di Rupo lors des dernières élections régionales, "voter MR c’est aller vers un bain de sang social " C’était très fin mais très machiavélique aussi Ce qui est dangereux, c’est qu’il s’agit tout simplement d’une formule pour faire peur au peuple, le mettre au pied du mur, le déstabiliser. C’est une formule qui prévient déjà les citoyens des concessions unilatérales que les francophones auront dû faire pour sauver le pays dont le principal interlocuteur flamand ne veut plus !

Ouvrons les yeux ! Il faut une fois pour toute rouvrir le débat de l’élargissement de BXL et briser le carcan de Bruxelles en Flandre. Je rappelle que c’était la volonté de tous les présidents de partis francophones avant les élections, qu’en reste-t-il aujourd’hui? Elle avait bon dos la campagne électorale Aurait-on une fois de plus leurré l’électeur ? Ou sommes-nous clairement tributaires d’un nationalisme grandissant et irrévocable au nord du pays ? La population ne devrait-elle pas être consultée ou, au moins, les élus de toutes les communes concernées ? Je vais d’ailleurs prendre personnellement l’initiative de contacter tous les élus francophones de la périphérie pour savoir ce qu’ils pensent de la situation actuelle et s’ils sont d’accord de se faire entendre, ensemble, auprès des présidents de partis francophones.

On ne parle pour l’instant que de concessions francophones. Que concèdent De Wever et ses amis ? Il faudra probablement, à un moment donné, oser parler d’un plan B plutôt que de tout concéder dans un plan A et par après devoir constater que tout a été mis en place pour que le plan B soit malgré tout inévitable.

Pour rappel, la stratégie de Bart De Wever durant la campagne électorale était claire :

1. d’abord scinder BHV, et c’est déjà pour lui derrière le dos. Sans concession aucune. Ce qui bloque, entre autres, la négociation pour l’instant ;

2. faire de Bruxelles une ville (située en Flandre) et non plus une région, sauf si elle est mise sous tutelle flamande ;

3. faire de la frontière linguistique une frontière d’Etat.

Penser que Bart De Wever ait changé d’avis depuis lors est un leurre et est une erreur tant politique que stratégique. Chaque fois qu’on est proche d’un accord, Bart De Wever trouve une autre revendication. Il porte seul la responsabilité de cet échec, mais, plus surprenant encore est la position du CD&V, plutôt fédéraliste, qui semble le suivre à 100%.

Que dire de la dernière proposition Di Rupo ?

- scission BHV contre quelques droits pour les six communes à facilité only ! Rien pour les francophones hors communes à facilités ;

- possibilité de vote pour les habitants des communes à facilités à BXL. Questions : durée dans le temps ? Démarche administrative pour droit d’inscription ? Un candidat d’une commune à facilités va-t-il pouvoir se présenter à BXL ? ;

- assouplir les circulaires Peeters & Co (c’est aussi un chèque en blanc ! Qui dit qu’une nouvelle circulaire de la Région flamande ne va pas venir pour confirmer la première ?) ;

- documents administratifs dans la langue de l’intéressé accordés pour six ans, plutôt qu’une demande systématique. C’est bien la preuve qu’à terme la Flandre envisage toujours la fin des facilités ! ;

- Les recours traités par une chambre bilingue du Conseil d’Etat - maigre avantage, si c’en est un réellement

- La communauté urbaine est un leurre. Un élargissement est une réalité (favorable au financement de la région BXL) ;

- Une solution pour la nomination des bourgmestres de la périphérie, mais laquelle et quand ? La nomination d’un élu au poste de bourgmestre est un droit démocratique, et la démocratie ne se négocie pas ! ;

En attendant, qu’en est-il de :

- l’élargissement de BXL cher aux présidents de partis FR et promis avant les élections ;

- convention cadre sur la protection des minorités ;

- demander ce que le peuple veut réellement, ce qui reste la base de travail dans un pays démocratique (consultation populaire) ;

- cette demande de l’argent frais pour BXL contre le droit des gens en périphérie ;

- la compétence de la communauté française en matière de soins de santé et d’activités socioculturelles et sportives sans oublier l’enseignement en périphérie ;

- l’interdiction d’inventer des circulaires qui interprètent les lois linguistiques élaborées au niveau fédéral ;

- des facilités bétonnées et re-bétonnées cinq fois dans la Constitution, contre marchandage des droits des francophones de la périphérie, toujours eux.

Je pense que nous avons définitivement déjà beaucoup trop concédé sans rien recevoir de concret. Nous aussi il nous faut des garanties, surtout pour BXL et sa grande périphérie. Nous sommes demandeurs de donner à Bruxelles sa véritable dimension. Demandons aux Bruxellois ce qu’ils veulent et, ensuite, négocions en mettant nous-mêmes nos recommandations

BDW disait hier sur Canvas que le front des Flamands était rompu par le SP.A de Mme Genez. Celui des francophones n’a plus jamais existé depuis le 13/06/2010. Mettons nos rancœurs de personnes ou de formations politiques francophones de côté et accordons-nous dans l’intérêt de tous les citoyens francophones, wallons, bruxellois et de la périphérie.

Nos propositions ne vont pas à l’encontre de la Flandre, elles laissent entrevoir une solution dans le droit et l’intérêt de tous ! Pourquoi BDW ne veut-il plus discuter qu’avec Di Rupo ? Madame "non" Milquet aurait-elle des revendications trop fortes pour sa bourgmestre de Rhode-St-Genèse ? Le PS n’a plus d’intérêt électoral en périphérie, par contre il a la main à BXL. Est-ce une raison suffisante pour laisser tomber le sort de 150 000 francophones en périphérie ? Il devrait comprendre que le sort des deux est étroitement lié. Il faut sortir BXL du carcan de la Flandre et renforcer le statut de cette région par son élargissement Accepter ce qu’il se passe maintenant, c’est accepter de prendre des coups de bâton sans mot dire, sous prétexte qu’il vaut mieux se faire battre par son mari plutôt que d’envisager un divorce à l’amiable.

Aurions-nous si peur, sommes nous aussi lâches ? Accepterons-nous de vendre 150 000 personnes dans la périphérie contre 500 000 000 d’euros pour la région bruxelloise ? Et quand l’argent ne sera plus ? Ne sera-ce pas au tour de BXL de se faire désosser, avant le reste du pays ?

C’est cette réflexion que nous devons avoir. Repartir d’une feuille blanche, et savoir ce que nous voulons encore réellement faire ensemble ! Croire qu’on va résoudre les soucis communautaires en deux mois alors qu’ils existent depuis un siècle, c’est croire qu’on va pouvoir faire tenir un bouquet de roses fleuries dans un vase pendant six mois sans qu’elles ne dépérissent !

Je fais donc un appel pressant à l’unité et l’union des francophones : laissons nos différends au placard et voyons comment contrer l’impérialisme de la NV-A, seul parti à ne pas vouloir avancer dans une réforme juste de l’Etat et acceptable pour tous les Belges, car ce parti ne veut pas (plus) écouter ses interlocuteurs. Tout ce qui est sur la table est largement défavorable aux francophones, beaucoup plus que ce qui était proposé en 2005, lorsque nous étions, MR-FDF compris, sur le point de trouver un compromis que le SPa "Spirit", ancienne branche de la Volksunie, a fait capoter.

Repartir en négociation maintenant, même sans la NV-A comme le proposait Bart De Wever hier soir dans l’émission "Panorama", serait une erreur magistrale, car 90% des revendications flamandes sont atteintes, les 10% restant seulement du coté francophone. Il est temps de faire ses comptes et de se poser les bonnes questions.

30 août

Controverse

J'étais invité au débat de ce dimanche sur RTL. Un débat avec beaucoup de langue de bois de l'Olivier (PS-cdH-Ecolo) durant lequel j'ai rappelé :

1. On trouve normal que la première force politique de Flandre (NVA) et de Wallonie (PS) soient autour de la table pour négocier la "révolution copernicienne de l'Etat belge"... mais pas la première force politique à Bruxelles (MR) alors qu'on parle précisément de l'avenir de la troisième région. Logique?

2. Dire que tout le monde va gagner des moyens budgétaires supplémentaires, ce n'est pas sérieux. Si on coupe le gâteau autrement, forcement, il y aura des plus grosses part que d'autres. Et quelque chose me dit que ni Bruxelles ni la Communauté française ne vont y gagner.

3. Elio Di Rupo a fait fausse route en se plaçant directement sur le terrain de la NVA. Quand on joue tout le temps sur le terrain de l'adversaire, on part avec un gros handicap. Il aurait été nécessaire de préalablement tester ce que les uns et les autres voulaient encore développer comme "vivre ensemble" dans le cadre belge. 

4. Les concessions francophones sont à l'opposé de ce qui se trouvait dans les programmes des partis qui négocient actuellement   

26 août

Sauvetage ?

L'analyse de Francis Van de Woestyne dans son édito publié dans La Libre de ce jeudi met le doigt sur une question essentielle: "Oui il faut sauver ce pays. On peut accepter beaucoup de choses pour qu'il reste debout. Mais pas que les francophones sortent de ces négociations appauvris et privés d'une partie de leurs droits". Selon moi, c'est malheureusement ce qui va se passer... BHV sera scindé sans élargissement de Bruxelles et globalament nous aurons moins de moyens pour gérer plus de compétences en Communauté française. Ci dessous, l'intégrale de l'Edito.
 
SAUVETAGE

Transferts de compétences, loi de financement, responsabilisation financière. A présent BHV. Demain Bruxelles... On a le sentiment que chaque dossier ouvert doit être refermé dans les 24 ou 48 heures car ils renferment tous des bombes à retardement.

Sur BHV les options paraissent une fois encore inconciliables. Pourquoi?

D’abord parce qu’il faut rappeler que ce sont ces trois lettres d’or qui ont provoqué la chute, idiote, du gouvernement précédent. Tout cela parce qu’un jeune président de parti cherchait à se faire un prénom. Raté: même son nom, on finira par l’oublier.

Ensuite parce qu’en la matière, les partis flamands sont d’une absolue gourmandise. Sans doute, disent les pragmatiques, la solution passera-t-elle par la scission plus ou moins pure, plus ou moins dure de BHV.

Si vraiment elle est inévitable, il serait juste que les francophones obtiennent des compensations à la hauteur des désagréments encourus. Dans l’absolu, seul l’élargissement de Bruxelles est envisageable. Impossible, répètent les pragmatiques ou les présidents qui n’ont pas beaucoup d’électeurs dans la périphérie... Qu’ils disent alors au nom de quel principe (anti)démocratique les francophones devraient être assimilés.

Car l’homogénéité linguistique voulue par les Flamands sur “leur” territoire va à contresens de l’Histoire. S’il faut vraiment s’y plier, cela ne pourra être qu’en échange de dispositions concrètes et fortes.

Oui, il faut sauver ce pays. On peut accepter beaucoup de choses pour qu’il reste debout. Mais pas que les francopohones sortent de ces négociations appauvris et privés d’une partie de leurs droits.

24 août

Refuser l'apartheid social à Bruxelles

Durant ces vacances, j'ai naturellement suivi l'évolution des discussions politiques. Et le principe de transférer aux Communautés le régime des allocations familiales m'a fait réagir dans le Vif (lire ci-dessous) et dans le Soir (liquez sur l'annexe).

Bruxelles : « Gare à l’apartheid social ! »

Pour Didier Gosuin (FDF), la communautarisation de domaines clés – soins de santé, allocations familiales…- voulue par la N-VA et le CD&V conduirait à instaurer des sous-nationalités à Bruxelles. Avec de vives tensions à la clé.

Le Vif/L’Express : Les Flamands mettent la pression pour que Bruxelles soit désormais cogérée par la Flandre et la Communauté française. Les négociations en cours devaient fatalement bloquer sur le sort de la capitale ?

Didier Gosuin (chef de file MR au Parlement bruxellois et bourgmestre d’Auderghem) : Le scénario est écrit depuis les réformes de 1980. A la demande des Flamands, on a alors créé le concept de Communauté. Le « confédéralisme à la flamande » implique plus de transferts de compétences aux Communautés au détriment de l’Etat fédéral. Moi, c’est le concept de fédéralisme radical des années 1960, axé sur le régionalisme, qui m’a fait adhérer au FDF et entrer en politique. Je combats donc toute exigence nouvelle qui communautariserait davantage notre société.

Quelles seraient les conséquences de la communautarisation de secteurs clés comme les soins de santé, les allocations familiales ou la politique de l’emploi ?

A Bruxelles, où deux communautés s’enchevêtrent, cette évolution institutionnelle serait pernicieuse et néfaste. Pour toucher leurs allocations familiales, les parents devraient s’affilier auprès d’une mutuelle francophone ou flamande. Pour se faire rembourser des soins de santé, les patients devraient opter pour le régime flamand ou son équivalent francophone… Les Bruxellois ne seraient donc plus égaux entre eux, puisqu’ils bénéficieraient d’avantages différents, selon le régime linguistique choisi. Chacun, à Bruxelles, peut à tout moment se déclarer francophone ou Flamand. Bon nombre de Bruxellois, en particulier les populations à faible revenu, d’origine étrangère notamment, rejoindraient dès lors le régime social flamand, s’il est plus avantageux, et se rendraient dans les hôpitaux flamands, si les remboursements y étaient plus élevés.

Quel est l’objectif poursuivi par les partis flamands ?

Leur stratégie vise à changer le rapport de forces dans la capitale. Mais la coexistence de droits différents sur un même territoire est un déni de démocratie. Créer deux systèmes de gestion risque de déboucher sur du racolage, des injustices et des tensions sociales. La Communauté française aura-t-elle les moyens de financer un système aussi généreux que celui de la Flandre ? Sinon, comment justifier que sur un même palier, à Bruxelles, une famille de même statut recevrait plus d’allocations qu’une autre en fonction de son appartenance linguistique ? Pire encore, au sein d’une famille recomposée, les enfants d’un couple mixte, nombreux dans la capitale, seraient traités différemment. Ce serait intolérable et ingérable ! Comment, dans ces conditions, développer encore un projet urbain commun réconciliant ville et habitants ? Adieu aussi l’ambition d’affronter, de concert, le défi social bruxellois : un taux de chômage de plus de 20%, 40% de jeunes chômeurs sans qualification valable, un enseignement professionnel déficient…

N’y a-t-il pas déjà des disparités communautaires à Bruxelles ?

Bien sûr, et c’est regrettable ! Les personnes âgées bruxelloises qui adhèrent à la zorgverzekering de la Communauté flamande bénéficient d’interventions financières mensuelles de quelque 150 euros par mois pour la couverture de leurs soins à domicile ou de leurs frais d’hébergement en maison de repos. De même, les jeunes Bruxellois inscrits dans des écoles flamandes ont, jusqu’il y a peu, payé leurs abonnements annuels de transport en commun beaucoup moins cher que les étudiants des écoles francophones. Ces disparités menacent la cohésion sociale. Quand les citoyens ont des droits fondamentaux différents sur un même territoire, on crée des sous-nationalités, on glisse vers un régime d’apartheid social. Ubuesque, non?

Un entretien d’Olivier Rogeau

23 août

Décès d'André Lagasse

Durant cet été, M. André Lagasse, un des fondateurs de notre parti, est décédé. Etant à l'étranger, je n'ai malheureusement pas pu être présent aux funérailles. Je voulais que ce premier billet de rentrée politique sur mon blog lui soit consacré. Vous pouvez lire ci-dessous le communiqué de presse du FDF auquel, naturellement, je me suis associé. Mes pensées vont pour les membres de sa famille.  

ANDRE LAGASSE

Fondateur du Rassemblement pour le Droit et la Liberté
Fondateur du FDF (1964)
Président du FDF de 1972 à 1975
Sénateur de Bruxelles-Hal-Vilvorde de 1965 à 1987
Député de Nivelles de 1987 à 1991
Président de l’Agglomération bruxelloise de 1971 à 1989
Président de groupe au Parlement de
la Communauté française de 1977 à 1991
Conseiller communal de la Ville de Bruxelles de 1970 à 1988

Au moment où l’avenir de la Belgique est lourdement hypothéqué par le nationalisme flamand, ils rendent hommage à l’homme de convictions et d’une intégrité intellectuelle et morale remarquable qu’était André Lagasse.

Par sa participation au Rassemblement pour le droit et la liberté du Bâtonnier Van Ryn et à la création du FDF, André Lagasse n’a eu de cesse de plaider pour l’affirmation de Bruxelles comme région à part entière et l’unité des Francophones au sein de la Communauté française.

Visionnaire, il appelait les Bruxellois et les Wallons à ne pas subir l’évolution institutionnelle de la Belgique mais à l’anticiper en décidant de leur destin. De la même manière qu’il n’a pas voulu subir le « Walen Buiten » de Louvain et qu’il a très tôt préconisé l’implantation de l’UCL en terre wallonne, proche de Bruxelles, il refusait que Bruxelles soit mise sous tutelle et il privilégiait l’unité de la Wallonie et de Bruxelles, si nécessaire au sein d’un Etat francophone capable de faire jeu égal avec l’Etat flamand.

A la tête de l’Agglomération bruxelloise dans les années 70 et 80, il a fait face aux incessantes attaques de l’Etat central qui relayait la volonté de la Flandre nationaliste de s’accaparer Bruxelles. Sans la ténacité d’André Lagasse, la Région bruxelloise n’aurait jamais été créée et les Bruxellois ne seraient pas maîtres chez eux.

Juriste rigoureux et pétri des valeurs essentielles du Siècle des Lumières et de la Révolution française, il ne pouvait concevoir son engagement politique que dans le respect le plus scrupuleux des libertés fondamentales et de l’Etat de droit.

Il a également œuvré de manière déterminante au déploiement des institutions de la Francophonie pour qu’elles soient porteuses du rayonnement de la langue française sur tous les continents, et de solidarités plus justes entre le Nord et le Sud.

Les dirigeants des Fédéralistes Démocrates Francophones poursuivront leur action en fidélité aux engagements essentiels qu’incarnait André Lagasse.

 

27 juillet

Enfin les vacances!

Pour des raisons personnelles (le décès de ma mère) et professionnelles (beaucoup de travail), je n'ai pas eu l'occasion de me consacrer à ce blog ces dernières semaines. Je suis en vacances depuis jeudi dernier et je dois dire que cela fait un bien fou. Marche, lecture, natation et, surtout, changer de rythme pour profiter de la présence de mes proches. Indispensables vacances que je vous souhaite excellentes également. Et comme il est utile de décrocher totalement - puisque Monsieur Di Rupo ne semble pas vouloir associer le MR-FDF aux négociations malgré notre poids politique (premier parti à Bruxelles, troisième force politique en Belgique), je vous fixe rendez-vous fin août pour une rentrée parlementaire qui s'annonce particulièrement cruciale vu le contexte politique belgo-belge...  

24 juin

(In)activité parlementaire

Depuis un an, soit depuis les élections régionales de juin 2009, le Parlement bruxellois s'est réuni... 17 fois dont 4 séances purement protocolaires, deux séances dédiées aux déclarations gouvernementales et une séance obligatoire pour voter le budget. Depuis le 23 avril 2010, plus aucun débat de fond n'a lieu, les séances durant parfois moins de deux heures, le temps de poser quelques questions d'actualité. Sur un an, trois ordonnances ont été votées.

C'est totalement inacceptable. Si le Parlement travaille si peu, c'est parce que le Gouvernement ne fait pas grand-chose (depuis 2006, 18 ordonnances votée au Parlement ne sont toujours pas en vigueur!). Cette inactivité est dangereuse pour Bruxelles à l'heure où certains remettent en cause l'existence de notre Région. Alors je dis à l'équipe Picqué : "Debout les gars réveillez-vous!".

 Ce parlement ronronne, à lire dans la Libre du jour.    

16 juin

Analyse post-électorale

Après une élection, il est légitime de s'interroger sur les causes du succès ou de la défaite. Certains libéraux attribuent leur (mauvais) score électoral aux... FDF pourtant salués par tous les observateurs comme les responsables du succès du MR à Bruxelles. Je n'arrive vraiment pas à comprendre cette logique selon laquelle on semble regretter que le MR reste premier parti à Bruxelles grâce aux scores des FDF. 

Comme je n'arrive pas non plus à comprendre la crainte de voir le FDF se développer en Wallonie puisque tout ce qui rend le FDF plus fort rend immédiatement le MR plus fort. A lire à ce propos l'article de Michelle Lamensch dans le Soir d'aujourd'hui. 

14 juin

Merci!

Plusieurs commentaires après les résultats des élections. Au nord, 40 députés néerlandophones sont désormais élus sur base d'un projet séparatistes. Autant le savoir... Les tensions vont donc être fortes et je ne suis pas très optimiste sur le déroulement des négociations.

Du côté francophone, saluons la victoire du PS en Wallonie et celle du MR à Bruxelles. En analysant les résultats bruxellois, force est de constater de c'est bien le FDF qui permet au MR des rester le premier parti sur l'arrondissement BHV. Olivier Maingain (62.988), Damien Thiery (16.790) et Bernard Clerfayt (16.483) font les trois premiers scores de la liste . Sur 5 députés MR, le FDF en compte 3. Bravo à eux!

Au Sénat, le FDF a également des raisons de satisfaction puisque Fatoumata Sidibe fait 16.268 voix et que j'ai personnellement récolté 54.373 suffrages. Sur l'ensemble des candidats au Sénat en Belgique, j'arrive en 26e position, parmi les candidats francophones, je me classe 11e, sur l'ensemble des candidats francophones bruxellois du Sénat, je réalise le 6e score et le 4e score de la liste MR. Enfin, sur l'arrondissement de BHV, je réalise le 5e score (tous partis confondus). Vraiment, c'est inespéré et cela démontre l'importance du FDF aujourd'hui.

Merci à tous.

 

12 juin

Aux urnes!

Demain, on vote...

Un vote crucial pour l'avenir de la Belgique fédérale. Faites confiance à celles et ceux qui ne vous ont jamais déçu pour faire respecter la dignité des francophones. Les candidats FDF sont sur la liste MR n°6 à la chambre et au sénat. Comme moi, soutenez-les car les FDF sont les seuls sur l'échiquier politique francophone à défendre vos droits démocratiques, linguistiques et culturels. Sans arrogance, mais avec détermination et cohérence, pendant et surtout en-dehors des périodes électorales!

Merci pour votre confiance.

Cliquez sur les annexes pour lire notre tract fdf!

liste sénat et chambre

11 juin

Rigueur

En suivant les débats électoraux, j'entends tout le monde dire "oui à la rigueur, non à l'austérité". Très étonnant d'opposer ces deux notions... Il y a-t-il un seul moment où les gestionnaires politiques peuvent se permettre de ne être rigoureux? Personnellement, crise ou pas crise, chaque fois que j'exerce des responsabilités en gérant de l'argent public, j'applique le principe de rigueur.

10 juin

Un subside pour le lobby séparatiste

La Commission communautaire flamande (VGC), soit l'institution qui rassemble les élus néerlandophones de la Région bruxelloise, vient d'octroyer un subside de 54.148 € à l'association Vlaamse Volksbeweging Brussel, soit une association qui prône la suppression de la Région bruxelloise et le rattachement de Bruxelles à une Flandre indépendante... Merci qui? Brigitte Grouwels, Ministre CD&V, et Bruno De Lille, secrétaire d'Etat Groen... Si les membres néerlandophones du Gouvernement bruxellois en sont à soutenir, avec l'impôt des Bruxellois, des associations qui militent pour la disparition de Bruxelles, on peut vraiment se demander où va le modèle bruxellois...

8 juin

Condominium

"On ne peut confier aux Bruxellois que les seules compétences d'une ville (...) La création de la Région bruxelloise était une erreur. Dans un Etat confédéral, il faut que Bruxelles soit un condominium géré par les deux communautés" - Bart De Wever.

Comment être plus clair? La NVA, selon le dernier sondage, sera le premier parti en Flandre à l'issue des élections. Dans ce contexte, réclamer l'extension de la Région bruxelloise est tout sauf une provocation. C'est un devoir et une obligation morale. 

4 juin

Un parlement au ralenti

Bruxelles est au coeur du débat électoral et pourtant le Parlement bruxellois fonctionne au ralenti depuis des semaines. Aujourd'hui, la séance commencée à 9h30 s'est terminée à... 10h11 avant de reprendre vers 11h pour quelques questions d'actualité. Difficile de faire correctement son travail de contrôle parlementaire dans ces conditions. S'opposer au vide législatif organisé délibérément par la majorité PS-Ecolo-cdH n'est pas facile. Quoi qu'on en dise, à chaque élection, toute la vie économique tourne au ralenti. C'est pourquoi je plaide pour qu'on regroupe tous les scrutins (fédéral - régional - européen). 

2 juin

Pas de langue de bois

Les enjeux de cette campagne mérite un language clair, sans langue de bois!

1 juin

Pouquoi se présenter aux élections

Ces derniers jours, beaucoup de personnes m'écrivent pour me demander pourquoi je me présente aux élections. Voici ce que je leur réponds:

Le 13 juin, nous serons appelés à voter. Vous ne l’avez pas demandé. Moi non plus.

Mais il faut regarder les choses en face : qu’on le veuille ou non, c’est une nouvelle Belgique qui se prépare.

 

Notre pays traverse une crise profonde dont les nationalistes flamands sont les uniques responsables. Comme vous, on se passerait volontiers de cette crise communautaire. Malheureusement, on ne peut pas ignorer les revendications des partis du Nord du pays qui, à l’unisson, réclament un état confédéral.

 

Or, le confédéralisme, c’est permettre à la Flandre d’avoir les avantages du séparatisme sans les inconvénients. C’est aussi permettre à la Flandre de rompre les liens avec la Wallonie dont elle a pourtant tant profité. Enfin, c’est permettre à la Flandre de nier la Région bruxelloise tout en profitant de sa richesse économique et de son potentiel international.

 

Les partisans du confédéralisme savent très bien que Bruxelles est le poumon économique de notre pays. Le jour où Bruxelles sera cogérée, les Bruxellois n'auront plus rien à dire en terme d'emplois, de logement, de sécurité...

 

Comme candidats FDF sur la liste MR n°6 du Sénat, j'ai décidé de me présenter à vos suffrages pour faire respecter la dignité des Francophones. Sans arrogance, mais sans crainte de s’opposer à celles et à ceux qui veulent affaiblir Bruxelles et la Wallonie.

 

La solidarité Wallonie-Bruxelles est essentielle pour le développement de nos deux Régions. Le 13 juin, il faudra un signal fort. En votant pour les FDF (sur la liste MR n°6), vous dites clairement que les Wallons et les Bruxellois ne doivent pas payer la facture de l’indépendance de la Flandre.

 

Plus les FDF comptabiliseront de voix, plus les autres partis francophones devront en tenir compte. Pensez-y le 13 juin. Parce que dès le 14 juin, ce sera le temps des négociations.

 

Et là, il sera trop tard pour exprimer votre avis.

 

Plus d’infos sur notre programme ?

 

28 mai

Pour mieux comprendre l'enjeu des élections

Surfez sur www.bruxelleshalvilvorde.be

 

25 mai

Je suis candidat au Sénat

Le 13 juin, on vote. Vous ne l'avez pas demandé. Moi non plus. Mais l'enjeu est important. Il n'y a qu'à lire l'interview du président de la NVA (cliquez sur l'annexe) ce week-end dans La Libre Belgique pour comprendre que chacun doit prendre ses responsabilités. Je prends les miennes en me présentant en sixième position sur la liste du Sénat.

19 mai

Affligeant

Franchement, j'ai dû relire trois fois l'interview de Jean-Michel Javaux (patron d'Ecolo) dans la DH pour être certain que je n'avais pas la berlue... Rarement on est tombé si bas. Si vous n'avez pas le courage de cliquer sur l'annexe, je vous résume le contenu:

1.       Il préfère les caleçon aux slips (intéressant)

2.       Il est poilu (ah bon ?)

3.       Il se met en pyjama dès que possible, même s’il est 16h

4.       Il est fan de potin

5.       Il mange 1 hamburger, 1 fricadelle, 1 viandelle et un paquet de frites 1 à 2 fois par semaines (bio la fricadelle ?)

6.       Il ne fait pas l’amour que pour procréer et après 20 ans de vie commune il n’a toujours pas besoin de "trucs exotiques" (incontestablement la déclaration politique la plus percutante de ces 10 dernières années...)

        7.     Il a fumé du cannabis

Bref, un condensé de choses particulièrement intéressantes. Un politique n'est jamais obligé de répondre à ce genre de question. Personnellement, je ne parle jamais de ma vie privée et j'ai encore récemment refusé de me faire photographier par Paris-Match dans mon intérieur. Si les politiques ne font plus aucune distinction entre vie publique et vie privée, ce métier va devenir insupportable... J'avais déjà trouvé déplacé l'interview du même Javaux dans le Soir où il étalait sa foi chrétienne sur deux pages (à nouveau, cela relève de la vie privée). Mais là, toutes les limites ont été franchies.

La loi de sortie du nucléaire? BHV? Les pensions? La mobilité?... au fait, il en pense quoi Jean-Michel?

18 mai

L'action d'Auderghem saluée par le syndicat des locataires

Hier midi, le Syndicat des locataires s'est félicité de la politique très active menée par la commune contre les logements inoccupés et insalubres. A l'occasion d'une réunion publique organisée dans la salle du Collège, José Garcia, Président du syndicat, a salué mon travail et je l'en remercie. Il faut dire qu'en trois ans, grâce à une politique volontariste, 375 logements ont été remis sur le marché! A l'échelle de la Région, si chaque commune mène la même politique, on pourrait disposer de 10.000 logements supplémentaires, soit le double de l'objectif fixé par le plan logement...

Lisez l'article du Soir en cliquant sur l'annexe.   

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